PORTRAIT : Jean-François LARAN - Laboratoire BIOFUSION Montauban

"En route vers les hautes cadences !"

L’activité du Laboratoire Biofusion de Montauban que dirige le Dr Jean-François Laran a été réduite de moitié : « Nous avons dû diminuer le nombre du personnel disponible pour les patients (secrétaires, techniciens) afin de placer ceux qui sont présents sur les sites dans les meilleures conditions de protection. Nous fonctionnons sur un modèle réduit », explique le médecin biologiste.
Sur les 20 sites du Laboratoire, 5 sont fermés, 11 ne sont ouverts que le matin, 4 toute la journée. « Cela semble répondre aux besoins de la population, parce que nous avons dans nos choix, respecté le maillage territorial et nous ne sommes pas débordés. Malgré cette restriction, nos laboratoires ne fonctionnent pas en suractivité. »
Au sein du groupe Inovie auquel est rattaché le Laboratoire Biofusion de Montauban, les biologistes planchent aujourd’hui sur des solutions techniques centralisées permettant, comme le décrit le Dr Jean-François Laran, « de hautes cadences de production du test Covid ». Et il précise : « Cette opération à grande échelle réclame des investissements techniques spécifiques, puisqu’actuellement l’activité RT-PCR est une activité plutôt artisanale. Si nous voulons accéder à une stratégie de dépistage de masse dont on pressent qu’elle pourrait avoir lieu prochainement, nous devons entrer dans une logique véritablement industrielle. C’est la raison pour laquelle nous essayons d’équiper les laboratoires d’unités de production de hautes cadences ».
Si le groupe parvient à acquérir cette puissance de feu, les laboratoires vont développer le système de drive et souhaitent ainsi contribuer à ce dépistage de masse avec le soutien des autorités sanitaires. En amont, deux impératifs : le développement technique et la disponibilité des équipements de protection individuels qui font cruellement défaut aux biologistes.

PORTRAIT : Yannick ROUQUET - Laboratoire CBM Muret

"Les biologistes sont des gens réactifs."

Mi-mars, deux initiatives particulières ont fait bouger les lignes de l’univers de la biologie à Muret en pleine crise sanitaire. Dans cette commune du sud de l’agglomération toulousaine de 25 000 habitants, le laboratoire CBM a mis en place un centre de prélèvement Covid-19 le vendredi 13 mars, quelques jours avant le confinement. Juste après, le vendredi 20 mars, un drive a été lancé sur le parking du laboratoire pour opérer des tests de dépistage naso-pharyngés auprès des professionnels de santé en remplacement du centre Covid-19. « Le drive est plus sécure que pouvait l’être le centre. On évite les pièces confinées", explique Yannick Rouquet, pharmacien biologiste au Laboratoire CBM de Muret.

Ce laboratoire a arrêté depuis le début de l’épidémie toute son activité classique de PCR pour se concentrer sur le dépistage du coronavirus. Comme partout, Yannick Rouquet s’inquiète de la pénurie de matériels pour tester, pour analyser et pour se protéger. « Il ne faut pas rompre la chaîne. Surtout que le nombre d’analyses continue d’augmenter. Nous étions à 120 prélèvements par jour avant la crise, nous dépassons les 150 aujourd’hui. »
Seconde inquiétude, il faut anticiper le dépistage de masse en mai. « Nous avons de nombreuses questions : quand sera-t-il lancé ? Aura-t-on le nombre suffisant de tests pour le faire ? Comment passe-t-on de 120 à 400 tests par jour ? Quelle organisation locale ? », interroge le pharmacien biologiste qui se demande si le laboratoire sera capable de suivre la demande. Dans ce cadre nourri d’incertitudes, les biologistes du département et d’alentour communiquent beaucoup entre eux, selon Yannick Rouquet : « Cette épidémie m’a appris que les biologistes étaient des gens diablement réactifs, avec une capacité d’adaptation rapide. » C’est l’aspect qu’il retient, pour l’instant, de cette crise. Un aspect, à ses yeux, particulièrement positif.

PORTRAIT : Jean-Michel REAL - Laboratoire LABOSUD Béziers

"Les laboratoires sont les plus qualifiés pour réunssir un dépistage de masse !"

Labosud a ouvert des centres de prélèvement le mercredi 18 mars à Béziers. Ceux-ci ont été opérationnels le 23 mars. Le dépistage s’est limité dans un premier temps au personnel soignant ou celui dit assimilé. « Nous élargissons aujourd’hui le dépistage aux patients symptomatiques (NDLR. le 6 avril).» Néanmoins, le laboratoire a réussi à réaliser une montée en charge du dépistage en travaillant avec plusieurs fournisseurs. Le nombre de dépistages s’élève à 80 par jour à Béziers et à 1 400 dépistages par jour sur l’ensemble des 74 laboratoires de Labosud (Béziers, Nîmes, Montpellier et sa région).
Les stratégies de dépistage de masse sont plus que jamais à l’ordre du jour. C’est que rappelle Jean-Michel Réal : « Si nous comparons le nombre de décès en France et celui des tests effectués avec les chiffres allemands, nous sommes en droit de nous poser des questions. Notre voisin allemand a fait le choix d’une stratégie de dépistage massif qui semble payante. Il compte 325 décès pour plus de 48 582 cas (chiffres du 28 mars). En France, notre stratégie de dépistage a été adaptée à nos moyens, et non l'inverse. « Tester, tester, tester » : le mot d’ordre lancé par l’Organisation mondiale de la santé est donc pris très au sérieux en Allemagne. »

Et il ajoute : « À la fin du confinement, il va falloir être capable de connaître le statut de chacun et d’isoler rapidement les nouveaux cas. Car le risque réside dans le rebond de l’épidémie. En dépistant largement, on pourra isoler les gens malades et non pas toute la population.»  Selon lui, il va falloir mettre en place les divers moyens de dépistage par le biais de la biologie moléculaire et de la sérologie. « En fonction des tests qui auront été choisis et validés par les hautes autorités de santé pour leur pertinence et leur fiabilité (sensibilité, spécificité), précise le biologiste de Béziers, il faudra savoir comment nous organisons le suivi individuel et épidémiologique de la population. Aujourd’hui, seuls les laboratoires de ville sont les plus qualifiés pour pouvoir faire remonter des données structurées de manière globale et individuelle pour réussir pleinement un dépistage global. »

PORTRAIT : Pauline FROMENT - Laboratoire LABOSUD Ganges

"On ne pourra répondre au dépistage de masse qu'avec du matériel !"

« La maladie ? Je n’y pense pas ! Je travaille beaucoup et je fais au mieux », explique, fataliste mais optimiste, Pauline Froment, biologiste libérale de Labosud de Ganges, dans l’Hérault aux portes des Cévennes. « Mes trois enfants en bas âge et mon mari sont confinés à la maison et ne voient absolument personne. J’essaie de ne pas les contaminer en essayant de prendre toutes les précautions nécessaires ». Installé dans les locaux de la Clinique Saint-Louis, le laboratoire que gère Pauline Froment a gardé en activité les deux tiers de sa quinzaine de salariés et continue de rester ouvert de 7h30 à 19h tous les jours. Les laboratoires de Labosud ouverts en permanence, pour assurer la continuité des soins, sont situés à Arles, Nîmes, Alès, Lunel, St Gély, Montpellier, Clermont-l’Hérault, Béziers, Boujan et donc Ganges. 

En parallèle, des centres de dépistage du Covid-19 ont ouverts sur des laboratoires Labosud dans 7 communes. Seuls les professionnels de santé symptomatiques et quelques patients à risque peuvent bénéficier des drives dédiés au dépistage du covid-19. « Pour les patients à risque, notamment les patients sous chimiothérapie, l’autorisation de dépistage est toujours donnée en concertation avec le corps médical. On étudie au cas par cas cette population qui représente 10 % des personnes que nous testons », précise Pauline Froment. 600 tests de dépistage sont effectués par jour sur l’ensemble de tous les sites. « Aujourd’hui nous essayons de répondre à une demande qui est de plus en plus importante, ce qui devient difficile puisque nous manquons de matériels pour faire les tests. »

Si le confinement se termine début mai, comme le craint la biologiste, elle se prépare au dépistage de masse qui devrait suivre : « On essaie de trouver des solutions pour répondre présent. Mais on sait qu’on ne pourra s’adapter qu’en fonction du matériel qui sera mis à notre disposition. »

PORTRAIT : Bernard NESPOULOUS - Laboratoire BIOFUSION Montauban

"Nous restons dans l'attente de réactifs et d'équipements de protection individuelle."

L’activité du Laboratoire Biofusion de Montauban a dû s’adapter au contexte de crise sanitaire et a été réduite de moitié : « Nous avons dû diminuer le nombre du personnel disponible pour les patients (secrétaires, techniciens) afin de placer ceux qui sont présents sur les sites dans les meilleures conditions de protection. Nous fonctionnons en mode restreint », explique Bernard Nespoulous, directeur général de Biofusion. Sur les 20 sites du Laboratoire répartis sur trois départements (Tarn-et-Garonne, Lot et Haute-Garonne), 5 sont fermés, 11 ouverts que le matin, 4 toute la journée. « Cela semble répondre aux besoins sanitaires. Malgré cette restriction, nos laboratoires ne sont pas en suractivité. » Un drive Covid fonctionne à la stricte disposition des professionnels de santé. « Nous n’accueillons pas les autres patients, car nous avons des quantités limitées de dispositifs de prélèvement et peu de réactifs. A ce jour, nous ne sommes pas prêts à absorber un éventuel afflux de la demande qui est latente malgré les indications diffusées par les autorités sanitaires. »

Le dépistage du Covid tel qu’il est pratiqué aujourd’hui est restreint. Nous sommes loin du dépistage de masse que Bernard Nespoulous sait incontournable et sur lequel travaille le Groupe Inovie, la maison-mère de Biofusion. « Dans notre département, sur les 20 laboratoires, nous recevons habituellement 2 800 patients par jour, explique-t-il. Sur ce même périmètre, nous faisons 70 prélèvements Covid par jour, dont 40 correspondent à une prise en charge de professionnels de santé, une quinzaine est destinée à nos établissements de soins et une quinzaine sur prescription des médecins généralistes qui assurent les prélèvements et nous les font parvenir. » Ces chiffres sont en augmentation et vont entraîner une nécessaire adaptation du laboratoire à un dépistage plus large.

PORTRAIT : Jean-Pierre BOUILLOUX - Laboratoire LxBIO Rodez

"Pour plus d'efficience, la biologie de ville s'est mise au service de l'hôpital."

Dès le début de la crise, le monde de la biologie aveyronnais s’est mis à la disposition des hôpitaux du département. Jean-Pierre Bouilloux ne s’en cache pas.

« En Aveyron, les prescriptions doivent passer automatiquement par les infectiologues hospitaliers qui donnent leur accord ou non pour réaliser les prélèvements naso-pharyngés, explique le patron de LxBIO, laboratoire dont le siège, qui régule l’activité de 11 sites, est à Rodez. Nous, biologistes, nous n’acceptons aucune demande en direct, même émanant de médecins dans ce contexte de pénurie de tests COVID-19. » Aucun laboratoire ne fait de prélèvement pour ne pas contribuer à risquer de disséminer encore plus le COVID-19 dans notre patientèle et nos salariés. Les seuls centres consacrés aux prélèvements sont trois hôpitaux en Aveyron, à savoir Rodez, Villefranche-de-Rouergue et Millau ; ce dispositif est accompagné de 7 équipes mobiles (binômes) de l’Udsma, une association d’infirmières, qui réalisent des prélèvements à domicile ou dans les établissements de soins, à la demande des infectiologues, à travers tout le département. « En mettant la biologie de ville au service de l’hôpital, nous avons pensé que cette organisation était la plus efficiente. »

Aujourd’hui, l’Aveyron est l’un des départements de la région les moins touchés par l’épidémie. « Même si nous déplorons deux morts depuis le début de la crise, il n’y a que quatre personnes en réanimation à l’hôpital de Rodez, dit Jean-Pierre Bouilloux (*). Cela s’explique peut-être par la distanciation sociale naturelle que l’on peut aisément mesurer par la faible densité de population au km2 dans notre département et par le peu de mobilité de ses habitants. Sa seule grande crainte concerne les pensionnaires des EHPAD qui risquent de ne pas être épargnés dans leur grande majorité.

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(*) L’entretien a été réalisé le vendredi 27 mars 2020.

POINT DE VUE : Maginot contre Coronavirus

On ne rattrape pas en temps de guerre le retard de pensée du temps de paix !

La stratégie suivie pour faire face à ce qu’on appelle la guerre contre le coronavirus a été arrêtée par le Ministère de la Santé depuis des années. Elle a été mal pensée, elle a failli par défaut d’anticipation, le chaos médical, social et économique est là.

« On ne rattrape pas en temps de guerre le retard de pensée du temps de paix ! », écrivait à la veille de la première guerre mondiale le théoricien militaire le général Friedrich von Bernhardi.

La faute première, on la vit tous, est d’abord logistique. L’Etat a choisi de se défaire de stocks de masques sans anticiper le réapprovisionnement en situation de crise et de supprimer l’EPRUS, organisme chargé de la gestion centralisée d’un stock stratégique de masques. Pas de commentaires, la situation est suffisamment éloquente. La seconde faute est plus significative encore. Les autorités ont opté pour la stratégie de la ligne Maginot. Le système hospitalier, défense en béton jugée inviolable, devait repérer les malades et bloquer l'épidémie.

En obligeant les patients à un passage par le centre 15, on a décidé d’exclure du parcours de santé la médecine ambulatoire, c’est-à-dire les médecins, les biologistes, les infirmiers libéraux réduits à regarder l'hôpital sauver la France. Ce faisant, on a tout simplement oublié que pour un malade arrivé au SAMU ou en service de réanimation de l’hôpital, 10 porteurs sains ou tout juste grippés répandent chacune le virus à trois personnes de plus.

Avant d'aller à l'hôpital un malade est en ville et la ville n’est pas une annexe de l’hôpital, c’est un autre monde où seuls les libéraux sont légitimes et organisés pour gérer l’ambulatoire au quotidien. 

 

Dans les trois guides de préparation et de gestion des différents stades épidémiques édités en février dernier par le Ministère des solidarités et de la santé, deux pages sur les 47 sont consacrées à la médecine de ville. Pas une page sur la biologie de ville alors que les tests sont déterminants dans la contention du virus ! La doctrine était la suivante : les tests devaient être pratiqués seulement par l’hôpital pour évaluer la circulation du virus. Dès que le virus serait circonscrit par le système hospitalier ayant pour mission de bloquer sa propagation, les tests étaient dès lors jugés inutiles en ville ! Faux, archi faux : plus de tests sont pratiqués dans un pays moins il y a de morts. Les laboratoires de ville et leurs fournisseurs industriels ont été tenu sciemment à l’écart de toute préparation. Nous le payons aujourd’hui d’un confinement total puisque nous sommes incapables de trier les porteurs des indemnes. 

 

Il n’est pas question ici de tirer sur l’ambulance ! L’ARS fait ce qu’elle peut, les hospitaliers sont héroïques et rien ne sert de ressasser les erreurs quand on est dans l’action. Sauf quand elles sont en train de se reproduire ! Car la pensée Maginot n’a toujours pas quitté la DGS. On entend de toute part que le gouvernement va acheter des milliers de tests, des centaines de machines, faire de la sérologie. Croyez-vous qu’ils ont consulté les biologistes de ville, qu’ils nous ont demandé notre avis ? Bien sûr que non. On va prétendre faire des millions de tests à des millions de gens en se passant des professionnels de la biologie qui s’occupent d’eux tous les jours ? Les laboratoires hospitaliers étaient déjà dépassés par 300 tests par jour et ils veulent en faire des milliers ? Comment vont-ils recueillir les prélèvements ? Les patients vont-ils aller faire la queue à l’hôpital ? Mieux encore, les pharmaciens d’officines vont-ils se transformer en experts de la biologie avec des tests dits rapides, non évalués, et fabriqués à la va-vite ?

 

Après le retard de pensée, nous avons l’obstination dans l’erreur qui se profile. Dans la panique, des décisions vont être prises sans consulter ni impliquer les professionnels du terrain, les spécialistes de l’analyse en ville que nous sommes avec nos millions d’analyses traitées chaque jour. Il n’est pas besoin d’être devin pour prédire que nous allons perdre une bataille de plus avec les conséquences qu’il est difficile d’évaluer.

                                                        Richard Fabre, Président de l’URPS Biologistes d’Occitanie

POINT DE VUE : Le partage des masques

Une montée en puissance sur les prélèvements et les masques

Le 8 mars un dimanche, un arrêté ouvrait le dépistage du coronavirus au remboursement par la sécurité sociale.

Cette publication officialisait le changement de stratégie du gouvernement avec l'ouverture en ville de la recherche du coronavirus. Outre le temps d'installation et le manque de réactifs, le début de la campagne était bloqué par le manque quasi total de masques et d'ETI pour notre personnel et nous-mêmes. Les pharmaciens d'officines ont fait un remarquable travail pour distribuer dans des conditions difficiles le peu de masques du stock national. Là encore le manque de visibilité des biologistes et de leur personnel n'a pas facilité cette distribution puisqu'ils n'ont fait nommément partie des personnels concernés, et ce, jusqu’au troisième arrêté. C'est pourquoi l'Agence Régionale de Santé a décidé une attribution aux LBM de masques pris sur le stock régional qu'elle avait pu constituer à partir de dons et de réquisitions.

L'URPS s'est chargée directement de la logistique à partir de Toulouse et Montpellier. La profession doit remercier Myriam Pivetta, cadre de l'URPS, organisatrice en télétravail, les biologistes Patrick Bellon et Thomas Hottier, qui ont stocké et distribué 40 000 masques, chacun, vendredi dernier. Sur notre sollicitation, Pascal Durand, directeur du premier recours et Catherine Choma de l'ARS ont débloqué ces stocks qui, immédiatement, nous ont permis de monter en puissance sur les prélèvements et les dépistages. Nous avons pu ainsi nous protéger, protéger nos collaborateurs et exercer notre mission auprès des patients. Qu’ils en soient vivement remerciés. 

                                                        Richard Fabre, Président de l’URPS Biologistes d’Occitanie

NUMERIQUE : Services numériques d'appui à la coordination médicale

L'usage entre les mains du SNACs

Il s’agit d’une démarche issue des travaux nationaux eParcours pilotés par la DGOS pour transformer le parcours de santé de ll’usager, avec deux piliers essentiels :

  • Mise en œuvre des dispositifs exerçant des fonctions d’appui aux parcours complexes (DAC, PTA, MAIA, CLICS) et des collectifs de soins coordonnés (CPTS).
  • Technologique : mise à disposition d’un bouquet de services numériques de coordination pour les professionnels de ces organisations (professionnels et structures du secteur sanitaire, médico-social et social y compris les libéraux)

Les SNACs correspondent donc au déploiement de solutions informatiques sécurisées permettant le partage d’informations entre tous les professionnels et établissements de santé, associées à une messagerie instantanée (en complément de Médimail). Ils permettront aussi aux acteurs d’avoir une vision globale de la prise en charge des patients, notamment dans des cas complexes.

Les URPS IDE, médecins, kinés, pharmaciens, biologistes, … sont consultés pour l’élaboration de ces services numériques et plus particulièrement sur leur praticabilité au quotidien, leur ergonomie.

L’ARS et eSanté Occitanie sont en charge de l’organisation générale, de l’appel d’offre et du déploiement prévu fin 2020 sur 3 départements pilotes (32, 82, 66).

NUMERIQUE : Expérimentation d'envoi des comptes-rendus de biologie médicale

Le test au format CDA R2 niveau 3

Le 26 Janvier 2016 est publié un décret relatif à la biologie médicale, imposant aux laboratoires la communication vers les professionnels de santé par le biais d’une transmission utilisant comme support la messagerie sécurisée de santé MSSANTÉ (voir ci-dessous), la structuration des données devant respecter le format CDA R2 Niveau 3 (voir ci-dessous), avec un codage LOINC (voir ci-dessous). Ces dispositions étaient irréalistes et techniquement impossibles pour une application immédiate.

Les représentants de la profession ainsi que la SFIL (Société Française d’Informatique des Laboratoires) ont interpellé la DGS (Direction Générale de la Santé) à ce sujet et ont été entendus, l’ASIP Santé ayant été missionnée par la DGS pour trouver une issue réaliste.

Un appel à projet national a été lancé en 2017 pour expérimenter l’usage des messageries MSSANTE pour l’envoi des comptes-rendus de biologie médicale. Il vise clairement la nécessaire actualisation des systèmes d’information de laboratoire (SIL) pour la mise en œuvre des comptes-rendus au format CDA R2 Niveau 3.

La Région Occitanie a souhaité piloter le projet localement avec un accompagnement financier propre, en s’appuyant sur la messagerie MSSANTE retenue par l’ARS pour la région : MEDIMAIL.

Pour cette expérimentation, 4 laboratoires sont engagés dans les tests :

  • sur Toulouse : BiolabAvenir et Cerballiance Occitanie
  • sur St Gaudens : Cerballiance Pyrénées et Biomédica.

Deux SIL, choisis par leur forte représentation sur la région Occitanie :

  • AGFA (laboratoires Cerballiance)
  • HDAC-SOTRAIG (BioLab Avenir et BioMédica).

Et deux médecins tests :

  • MSP de la Providence à Toulouse : Dr COMBIER, Dr OUSTRIC, Dr GIMENEZ, Dr BUGAT
  • MSP d’Aurignac dans la région de St-Gaudens : Dr CHABARDES

 

Les phases de tests ont commencé pour les SIL AGFA en juin 2019 avec une série de dossiers envoyés vers les médecins récepteurs. De son côté, la société HDAC-SOTRAIG rencontre quelques difficultés techniques qui devraient être surmontées au 1er trimestre 2020.

Que signifie MMSSANTÉ ?

MSSANTE désigne l’ensemble des messageries électroniques sécurisées intégrées à l’espace de confiance national, avec deux objectifs principaux :

  • un espace fermé permettant la communication entre les professionnels de santé quel que soit leur outil
  • la sécurité assurant une zone de confiance (contractualisation des opérateurs, authentification des utilisateurs).

La messagerie Médimail a été retenue en Occitanie.

 

Que signifie CDA R2 Niveau 3 ?

Il s’agit d’un standard international (Clinical Document Architecture - CDA), le format HPRIM actuel ne sera pas maintenu à terme. Il permet la structuration en sections du compte-rendu (en-tête avec l’identification du document et le contexte médical, le corps correspondant à la partie médicale) et le codage de l’information (codage LOINC).

 

Que signifie LOINC ?

Le codage LOINC (Logical Observation Identifiers Names and Codes) est une terminologie internationale qui permet l’identification des mesures tant dans le domaine clinique (poids, pression artérielle) que dans le domaine des analyses de biologie médicale. Une nouvelle version est publiée tous les 6 mois.

Il existe un jeu de valeur LOINC FR correspondant à la traduction française d’une partie de la terminologie internationale LOINC alignée avec la NABM : le jeu de valeur « circuit de biologie » est disponible sur le portail http://www.bioloinc.fr. Il s’agit de la concaténation de 6 parties pour décrire ce qui est mesuré (Analyte/grandeur/temps/milieu/échelle/technique).

 

MICHEL DAVILA, DIRECTEUR DE LA CPAM DE HAUTE-GARONNE

"Biologistes d'Occitanie, voyons-nous !"

 

Parmi les personnes qui comptent dans l’univers régional de la santé, il est un homme sur lequel il est difficile de faire l’impasse : Michel Davila est effectivement au cœur du processus de réformes qui bouleverse le monde du soin. Même si le directeur de la CPAM de Haute-Garonne n’est qu’un des treize directeurs départementaux de l’Assurance Maladie d’Occitanie, sa parole et ses prises de position sont écoutées en région.

Une région qu’il connaît parfaitement, puisque, mise à part une incursion en Charente-Maritime, il y a fait toute sa carrière au sortir de l’École Nationale Supérieur de Sécurité Sociale. Ce toulousain d’origine de 63 ans, qui dit avoir eu « un parcours régionaliste », a été successivement attaché de préfecture à Foix puis à Toulouse, avant d’être directeur de l’Assurance Maladie à Cahors, Albi pour revenir à Toulouse en 2014. Il devrait passer la main dans deux ans, car il souhaite notamment « participer à la clôture du plan Ma Santé 2022 » auquel il a cru dès son origine, en septembre 2018. « Cette année-là, un vent nouveau a soufflé sur le soin en France, dit-il. Beaucoup de choses sont de moins en moins distantes, moins administrées. » Selon lui, l’arrivée d’un nouveau directeur de l’ARS en Occitanie, Pierre Ricordeau, a été un facteur clé : « La dynamique a été repensée par l’Agence Régionale de Santé ; elle est fondée sur une bonne volonté partagée par tous les acteurs de terrain de travailler ensemble sur un même territoire. Il y a indéniablement un effet personne dans les fonctions », souligne Michel Davila, qui ne cache pas sa considération pour le jeune directeur de l’ARS. Et d’ajouter : « La pluridisciplinarité bien comprise par tous nous a ouvert un boulevard qui a autorisé la reconnaissance de chacun et favorisé le travail en commun. Ce levier que constitue une harmonie de vues entre les professionnels de santé, les membres de l’ARS et ceux de l’Assurance Maladie, permet des co-constructions qui sont des modèles du genre. » À cet égard, le directeur de la CPAM de Haute-Garonne va jusqu’à dire, sans forfanterie, qu’avec cette nouvelle politique de coopération « l’Occitanie innove pour la France entière ! »

Mais ce qu’il retient principalement est une meilleure appréciation des rôles des uns et des autres : « Les professionnels s’emparent des projets qui participent à la réforme générale. Nous, ARS et Assurance Maladie, nous venons en appui. Chacun est en place pour appuyer une dynamique commune. »

Parmi les professionnels qui s’engagent dans cette dynamique, les biologistes d’Occitanie sont loin d’être les derniers. Michel Davila le constate, mais regrette « une certaine distance entre nous et la profession. Il est vrai que nous n’avons pas nécessairement une image positive, les biologistes nous attribuent sans doute une posture technocratique et tatillonne, portée par exemple par une politique de contrôle. » L’Assurance Maladie semble vouloir corriger cette image et tisser des liens solides avec les biologistes. Notamment avec le dossier médical partagé et la messagerie sécurisée. « Ces sujets qui constituent un enjeu partagé sont de véritables portes d’entrée pour établir des relations durables avec les laboratoires. Est-il utile de rappeler que la biologie est une composante essentielle du parcours de santé et de la chaîne de soins ! Il nous faut connaître nos partenaires départementaux, développer les rencontres, les échanges, rappeler auprès des professionnels que nous avons un rôle de facilitateur. J’ai un seul vœu : biologistes, voyons-nous plus souvent ! ».       LJD

 

PARCOURS

- Secrétaire administratif de préfecture Cabinet du Préfet de l’Ariège (Foix) – octobre 1979 - mars 1984

- Attaché de préfecture au Cabinet du Préfet de la Région Midi Pyrénées (Toulouse) – mars 1984 - octobre 1985

- Attaché de Direction à la CPAM des Hautes Pyrénées (Tarbes) – juillet 1989 - octobre 1989

- Chef de division de la CPAM de la Haute Garonne (Toulouse) – novembre 1989 - février 1991

- Directeur Adjoint de la CPAM du Gers (Auch) – mars 1992 - juillet 1995

- Directeur Adjoint de la CPAM de Charente Maritime (La Rochelle) – juillet 1995 - mars 1998

- Directeur de la CPAM du Lot (Cahors) – avril 1998 - septembre 2006

- Directeur du Centre Interrégional de Formation de la Sécurité Sociale Midi Pyrénées – Languedoc Roussillon (Toulouse) – 

  juillet 2003 - décembre 2007

- Directeur de la CPAM du Tarn (Albi) – octobre 2006 - avril 2011

- Directeur Evaluateur CNAMTS 
Directeur par intérim de la CPAM du Cantal (Aurillac) de décembre 2013 à mai 2014 – mai

  2011- mai 2014

- Directeur de la CPAM de la Haute-Garonne (Toulouse) – depuis 1er juin 2014

L’ENJEU DES CPTS

Fin des focus

 

A l'initiative du Guichet CPTS et en partenariat avec l'Agence Régionale de Santé et l'Assurance Maladie, des réunions d'information et de communication appelées "Focus CPTS" ont été organisées localement avec les porteurs de projets de CPTS en région.

Ces focus ont fait un lever de rideau en juin 2019 et se sont terminés fin janvier 2020. Ils ont réuni, dans les 13 départements de la région, 1900 participants venus pour la plupart à la découverte de cette innovation majeure de la coordination des soins. Tous ces professionnels de santé veulent prendre ensemble l'initiative de formaliser une organisation pour répondre aux besoins de santé de la population du territoire. Rappelons que, depuis la signature de la convention signée en mars 2019 à Carcassonne, les projets identifiés sont passés de 9 à près de 80 ! 

Les animateurs du Guichet CPTS ont rappelé que la création d’une CPTS est jalonnée par trois grandes étapes :

  • La rédaction d’une lettre d’intention à destination de l’ARS. Elle transite au préalable par le Guichet CPTS qui peut vous accompagner sur l’ensemble de la démarche et qui sollicitera l’ensemble des URPS pour donner un avis sur votre projet.
  • La formalisation d’un projet de santé élaboré par les acteurs. Celui-ci est transmis à l’ARS.
  • La contractualisation avec l’Assurance Maladie afin d’assurer le financement du projet.

LA QUESTION DU MOIS - Mars 2020

Interprofessionnalité et nouvelle organisation

 

QUESTION 1 L’interprofessionnalité au cœur de l’organisation de la médecine ambulatoire va impacter votre métier. Est-ce que vous connaissez cette nouvelle organisation ?

a)Suffisamment informé

b)Peu informé

 

QUESTION 2 Si vous êtes suffisamment informé, estimez-vous être impliqué dans cette organisation ?

a)Impliqué

b)Peu impliqué

 

Pour répondre à ces deux questions, merci d'utiliser l'adresse suivante :

urps.biologistes.mp@gmail.com

 

L’ARS appelle à la vigilance

La conduite à tenir face au coronavirus

 

Le 31 décembre 2019, les autorités sanitaires de la ville de Wuhan en Chine ont déclaré des cas groupés de pneumopathies d’allure virale, avec un lieu d’exposition commun : le « Huanan Seafood Fishery Wholesale Market », un marché de fruits de mer de la ville. Le 7 janvier 2020, la découverte d’un nouveau coronavirus (2019-nCoV différent des virus SARS-CoV et    MERS-CoV) en lien avec ces cas de pneumopathies a été annoncée officiellement par les autorités sanitaires chinoises et l’OMS.

 

Analyse de risque 

Au 17 février, le bilan de l'épidémie se porte désormais à plus de 1700 morts et 60.000 personnes infectées, la plupart en Chine. La propagation du coronavirus, que l'OMS juge "impossible à prévoir", continue de susciter l'inquiétude. Tous les cas ont été hospitalisés et placés en isolement.

    

Conduite à tenir face à un patient suspecté d’infection 

 Une définition de cas est disponible sur le site de Santé publique France :

http://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-groupes-de-pneumopathies-possiblement-associes-a-un-nouveau-coronavirus-wuhan-chine

  

Cette définition de cas est susceptible d’évoluer en fonction de l’évolution des connaissances sur ce nouveau virus. Les mises à jour seront mises en ligne directement sur le site de l’ANSP/Santé publique France.

  

Au 13 janvier, les définitions de cas étaient les suivantes :

 

Cas possible

1)    Tout patient présentant des signes cliniques d’infection respiratoire basse aiguë grave (nécessitant une hospitalisation),

2)    Tout patient sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie,

3)    Tout patient ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les 14 jours précédant la date de début des signes cliniques.

4)    Toute personne co-exposée symptomatique, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (c’est-à-dire un séjour / voyage à Wuhan, Chine) qu’un cas probable, et qui présente une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant l’exposition.

 

Cas probable

Cas possible avec prélèvement respiratoire indiquant la présence d’un coronavirus autre que les 6 coronavirus humains connus (229E, NL63, OC43, HKU1, MERS-CoV, SARS-CoV) confirmée par le CNR des virus des infections respiratoires, dont la grippe.

 

Cas confirmé

Non applicable : absence à ce jour d’un test diagnostic spécifique à ce nouveau coronavirus.

1)    Conduite à tenir devant un patient suspect d’infection par le 2019-nCoV 

Tout médecin prenant en charge un patient suspect d’infection par le 2019-nCoV doit prendre contact, pour analyse de la situation épidémio-clinique, classement du cas, premières mesures de prise en charge, et si besoin orientation du patient, avec le Samu-Centre 15, si le patient est pris en charge en médecine de ville.

Si le patient contacte le système de santé en médecine de ville (son médecin ou le SAMU-Centre 15), il conviendra de ne pas l’orienter d’emblée vers une structure d’accueil des urgences, mais d’organiser directement sa prise en charge avec les mesures ci-dessous, afin d’éviter le contact avec d’autres patients.

Des précautions d’hygiène (« précautions renforcées REB ») doivent être mises en place dès la suspicion du cas, que ce soit en cabinet de ville ou en milieu hospitalier. De façon générale, il est rappelé que la prise en charge en milieu de soins (visites, consultations…), d’un patient présentant des signes respiratoires infectieux (en particulier d’une toux) doit s’accompagner de la mise en place d’un masque chirurgical anti-projections chez le patient et que le professionnel de santé doit assurer sa protection (masque, lunettes et hygiène des mains).

Dès le classement en cas possible, le médecin ayant pris en charge le patient doit le signaler par téléphone :

o   au point focal régional de l’ARS ; il précisera s’il existe des personnes co-exposées ;

o   au directeur de l’établissement hospitalier, au laboratoire de microbiologie, à l’équipe opérationnelle d’hygiène, aux référents en infectiologie.

 

2)    Prise en charge des patients classés comme cas possibles d’infection à 2019-nCoV 

Les cas possibles de 2019-nCoV seront accueillis dans les établissements identifiés par les ARS pour la prise en charge des cas possibles et confirmés de MERS-CoV mentionnés dans la procédure MERS-CoV.

  

a) Mesures d’hygiène et de désinfection 

-   Des précautions complémentaires d’hygiène doivent être mises en place dès qu’un cas est classé possible. (cf. Annexe 3 de l’avis du Haut Conseil pour la Santé Publique (HCSP) du 24 avril 2015 relatif « à la définition et au classement des cas possibles et confirmés d’infection à MERS-CoV ainsi qu’aux précautions à mettre en œuvre lors de la prise en charge de ces patients »). Il s’agit de l’association de précautions complémentaires de type « Air » et de précautions complémentaires de type «Contact » :

o   Pour le patient 

Ø  Hospitalisation en chambre individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h sans recyclage), de préférence en chambre à pression d’air négative (c’est-à-dire en dépression) et, si possible, avec sas (pour l’habillage et le déshabillage des professionnels intervenant auprès du patient) ;

Ø  s’il est indispensable de lui permettre de quitter sa chambre (réalisation d’un examen complémentaire par exemple) :

- port de masque chirurgical ; 

- désinfection des mains par friction avec un SHA.

 

o   Pour les professionnels de santé et visiteurs

Ø  port d’une sur-blouse à usage unique, avec un tablier plastique en cas de soins à risque d’être mouillant ou souillant ;

Ø  port de gants non stériles à usage unique ;

Ø  port d’un appareil de protection respiratoire - APR (masque) de type FFP2 ;

Ø  port de lunettes de protection en plus de l’APR FFP2 pendant un soin exposant, comme les soins respiratoires susceptibles de générer des aérosols (intubation, lavage broncho-alvéolaire, aspirations trachéales, autres examens diagnostiques respiratoires et ventilation manuelle) ; 

Ø  réalisation d’un geste d’hygiène des mains par friction avec un soluté hydro-alcoolique (SHA) dès le retrait des gants et avant de quitter la chambre.

 

o   Pour la désinfection des matériels 

Les coronavirus sont sensibles à l’hypochlorite de sodium (eau de Javel) à 0,1 %, aux composés organochlorés à 0,1 %, aux iodophores à 10 %, à l’éthanol à 70 % et au glutaraldéhyde à 2 %, aux composés d’ammonium quaternaire à 0,04 % et aux dérivés phénoliques.

Les stratégies de désinfection de matériels et de l’environnement actuellement conseillées sont celles classiquement utilisées dans les établissements.

 

b) Réalisation des prélèvements à visée diagnostique 

 

Un cas devient possible à 2019-nCoV après élimination des autres virus respiratoires plus probables (cf. définition). Pour tout cas possible, des prélèvements respiratoires doivent être recueillis pour envoi au CNR des virus des infections respiratoires selon les modalités décrites dans l’Annexe 1 de l’avis du HCSP du 24 avril 2015.

Le HCSP recommande que :

1.    Le microbiologiste référent soit informé et prenne contact avec les autres biologistes pour organiser la gestion des prélèvements dans l’établissement ;

2.    L’équipe opérationnelle d’hygiène soit également informée pour s’assurer de la mise en place des procédures recommandées lors des soins et des prélèvements ;

3.    Les types de prélèvements à réaliser soient les suivants :

o   Prélèvements respiratoires

Ils doivent être réalisés le plus tôt possible, doivent comprendre à la fois des prélèvements des voies respiratoires basses qui ont démontré une meilleure sensibilité pour la recherche du MERS-CoV et des prélèvements des voies respiratoires hautes dits « naso-pharyngés », plus adaptés à la recherche des autres virus respiratoires.

o   Les prélèvements sanguins

Un prélèvement de sang sur tube sec sera systématiquement réalisé, accompagné si possible d’un prélèvement sur EDTA. Les précautions d’usage doivent également s’appliquer dans ce cas, car l’existence d’une virémie a été démontrée chez certains patients.

o   Les prélèvements de selles

Les prélèvements de selles ou écouvillonnage rectal seront réalisés en cas de diarrhée en respectant strictement l’application des mesures d’hygiène de type « contact ». 

Les échantillons respiratoires, sanguins ou de selles, visant à rechercher d’autres agents microbiologiques que le virus 2019-nCoV doivent obligatoirement être techniqués dans un laboratoire de niveau LSB3 ou à défaut LSB2 avec l’ensemble des mesures d’hygiène et les procédures de type 3 en particulier pour les équipements de protection individuels des professionnels, le respect des procédures et l’élimination des déchets.

 

Pour tout cas possible, des prélèvements respiratoires doivent être recueillis pour envoi au CNR des virus des infections respiratoires.

L’acheminement se fera obligatoirement par un transporteur utilisant un conditionnement de catégorie B (Norme UN 3373).

Avant tout envoi d’échantillon, prendre l’attache du Centre National de Référence :

 

CNR DES VIRUS DES INFECTIONS RESPIRATOIRES (dont la grippe)

Institut Pasteur

Unité de génétique moléculaire des virus à ARN

Département de virologie

25 rue du Dr Roux

75724 PARIS CEDEX 15

Nom du responsable : Pr Sylvie van der WERF

Tel : 01 45 68 87 25 (secrétariat) – 01 45 68 87 22 – Fax : 01 40 61 32 41

Email : sylvie.van-der-werf@pasteur.fr ; grippe@pasteur.fr

Site web

 

CNR LABORATOIRE ASSOCIÉ

Laboratoire de Virologie  - Bâtiment O
Centre de Biologie & Pathologie Nord - IAI
103 Grande rue de la Croix-Rousse
69317 LYON Cedex 04 – France
Tél Secrétariat : 33 (0)4 72 07 11 42
Fax :+33 (0)4 72 00 37 54

ghe.grippe-france-sud@chu-lyon.fr

 

c) Traitement

A ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique disponible. Le traitement est symptomatique et repose le cas échéant, sur le traitement des complications bactériennes. Le recours à l’avis d’un infectiologue est systématique 

  

Documents utiles

Ø  Site de l’ANSP/Santé publique France : http://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-groupes-de-pneumopathies-possiblement-associes-a-un-nouveau-coronavirus-wuhan-chine

Ø  Avis du Haut Conseil de la santé publique relatif à la définition et au classement des cas possibles et confirmés d’infection à MERS-CoV ainsi qu’aux précautions à mettre en œuvre lors de la prise en charge de ces patients, Actualisation du 24 avril 2015 : https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspr20150424_infectionMersCovdefcasmodpec.pdf

Ø  Mission COREB nationale – Résumé de la procédure MERS-CoV – 3 avril 2019 : https://www.infectiologie.com/UserFiles/File/coreb/20190403-resumeprocedmerscov.pdf

 

Une modélisation du coronavirus (Alissa ECKERT / Centers for Disease Control and Prevention)

 

Plateforme régionale de signalements sanitaires

0 800 301 301

ars31-alerte@ars.sante.fr

 

Un premier cas de coronavirus en Occitanie le 28 février

Un trentenaire hospitalisé à Montpellier

 

Originaire de Lombardie, où il a voyagé en famille, ce trentenaire a été hospitalisé au CHU de Montpellier vendredi dernier. Lui et sa famille vivent à Montpellier et rentraient récemment de Lombardie en avion, ainsi qu’en voiture pour une partie du trajet jusqu’à Montpellier, a indiqué l’ARS Occitanie. Connaissant les risques qu’il encourrait, il a suivi toutes les consignes de sécurité à son arrivée à Montpellier (masques, etc.) et a été pris en charge par le Samu. Testé positif au coronavirus, son état est « stable et pas préoccupant », précise l’ARS. Des tests sont en cours auprès de sa femme, de ses deux enfants et de sa belle-mère.

                                                                                                                                                                                                     (publié le 2 mars 2020)

CORONAVIRUS : le point au 28 février 2020

L’avis du Haut Conseil de la santé publique

 

Les évolutions épidémiologiques constatées concernant l’émergence du nouveau coronavirus Covid-19 ont conduit Santé publique France à élaborer une nouvelle définition des cas : https://www.santepubliquefrance.fr/media/files/01-maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/definition-de-cas-26-02-20
Outre l’actualisation des zones géographiques (Iran et région italienne d’Émilie-Romagne), la définition des cas a évolué en incluant toute personne présentant des signes de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) pour laquelle aucune étiologie n’a pu être identifiée, sans notion de voyage/séjour dans une zone d’exposition à risque ou de contact étroit avec un cas confirmé de COVID-19.

 

Par ailleurs la définition d’un contact étroit inclut désormais tout contact à partir de 24 heures précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé de COVID-19.
Il est rappelé à tout professionnel de santé prenant en charge un patient suspect d’infection COVID-19 de prendre contact avec le Samu-Centre 15 pour analyse, classement en lien avec l’infectiologue référent et mise en place des premières mesures de prise en charge. En cas de difficulté de classement, le Samu-Centre 15 pourra se rapprocher de l’ARS qui mobilisera en tant que de besoin l’expertise de Santé publique France.

 

Doctrine d’utilisation des masques

  • ·      Personnel directement exposé à un risque élevé (personnels de santé exposés - acte impliquant un contact direct avec un cas suspect ou confirmé et/ou en cas d'entrée dans une pièce où se trouve un cas suspect ou confirmé potentiellement contagieux, personnels de laboratoire, personnels de secours, personnels des établissements de ramassage et de traitement des DASRI) : APR du type FFP2 pendant la durée de l’exposition 
  • ·      Patients cas suspects, possibles ou confirmés : Masque anti-projection (masque chirurgical) dès que la personne est en contact avec une autre personne 
  • ·      Personnes vivant dans l'entourage immédiat d'un cas suspect, possible ou confirmé : Masque anti-projection (masque chirurgical) dès que la personne est en contact avec ce cas. 
  • ·      Personnes présentant des symptômes tels que fièvre et/ou toux et se rendant dans des lieux publics ou se déplaçant en transport en commun : Masque anti-projection (masque chirurgical) 
  • ·      Personnels exposés au risque du fait de leur profession (exemple : métiers de guichet) : Masque anti-projection (masque chirurgical) : Observance potentiellement supérieure pour le port du masque chirurgical ; Pas d'efficacité inférieure démontrée chez les professionnels du masque chirurgical versus l’appareil de protection respiratoire (APR) dans le contexte de la circulation d’un agent pathogène « courant » ; Cohérence avec les dispositifs préconisés pour le grand public. 

CORONAVIRUS : le point au 26 février 2020

L'URPS des Biologistes d'Occitanie participe aux réunions organisées par l'ARS pour faire un point régulier d'information sur le Coronavirus. Voici les informations au 26 février :

  • ·       5 cas en cours au niveau national. Seul le ministère communique sur les chiffres.
  • ·       Relèvement d'un niveau d'alerte avec extension de la capacité d'hospitalisation à tous les hôpitaux disposant d'un Samu soit 13 établissements sur toute la région.
  • ·       Les tests virologiques sont faits uniquement par les 3 CHU d’Occitanie même si l’hospitalisation est en CHG.
  • ·       Le matériel pour professionnels de santé et patients suspects est distribué par les pharmacies alimentées par les grossistes répartiteurs depuis les stocks stratégiques. Distribution réservée aux professionnels, se rapprocher de votre pharmacie.

L’alternative masques seulement ou lunettes et sur-blouses ? La question a été posée au ministère via l’ARS.

  • ·       Pas d'instruction particulière pour nos salles d'attente puisque tout malade ou suspect doit être traité par le 15.

Hypercholestérolémie Familiale

Messagerie Sécurisée MSSanté - DMP

Cher confrère,

Dans le cadre d'un appel à projets auquel souhaite répondre l'ARS Occitanie, l'URPS Biologistes est sollicitée pour participer à l'utilisation de la messagerie sécurisée MSSanté aux fins de transmission des comptes rendus d'analyses de biologie médicale sous la forme CDA-R2 niveau 3, avec ou sans LOINC.

Cet appel à projets est éligible à une participation financière de l'ARS.

Dans ce cadre, nous vous remercions de nous dire si votre éditeur de SIL est en mesure d'équiper votre LBM selon cette norme, et ceci avant la fin de l'année 2017.

Merci également de nous indiquer si votre structure serait volontaire pour entrer dans ce projet.
La clôture de l'appel à projets étant au 31 mars 2017, nous vous remercions de bien vouloir nous transmettre les informations assez rapidement.

Bernard Nespoulous, chargé de mission URPS sur le DMP, est à votre disposition pour de plus amples informations (06 03 90 02 41).

Vous en remerciant et restant à votre entière disposition pour toute information,

Bien confraternellement

Richard Fabre
Président URPS Biologistes

Jean-Marc Gandois
Secrétaire URPS Biologistes

Bernard Nespoulous
Membre URPS Biologistes

Guide Informatique

Chers confrères,

L'informatique, qui est au cœur des flux d'information de notre LBM, est également son talon d'Achille.

L'ouverture de nos données de santé vers d'autres professionnels, vers des messageries "sécurisées", les connexions internet diverses avec nos fournisseurs, nos correspondants, nos relations, nos intranets : tout nous expose à la malveillance. Certains de nos confrères en ont déjà fait l'expérience.

Ce guide édité par l'ANSSI est un outil de sensibilisation :
https://www.ssi.gouv.fr/guide/guide-dhygiene-informatique/

Mais sachez que des "obligations" lourdes sont en préparation, ce dont nous vous informerons quand les règlementations en projet seront stabilisées.

Bien confraternellement
 

 

Richard Fabre
Président URPS Biologistes

 

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